Premier (très beau) film, casting sauvage, rencontre avortée, envie d’authenticité et d’apprentissage, projet porté à bout de bras, campagne Ulule à la clé : Romane Gueret et Lise Akoka ont co-réalisé « Chasse royale », un moyen-métrage primé à la Quinzaine et présélectionné aux prochains César, encore visible quelques heures sur le Court-Circuit d’Arte. Discussion à deux voix, avant le passage au long.
Plus que quelques jours pour le (re)voir et partager l’info. « Chasse royale » de Lise Akoka et Romane Gueret, récompensé du Prix illy du court métrage à la dernière Quinzaine des Réalisateurs et présélectionné aux prochains César 2017, est en ligne depuis hier sur le site d’Arte, grâce à Court-Circuit !
Après la pause estivale, les projections Format Court reprennent pour la 5ème année consécutive au Studio des Ursulines (Paris, 5ème). La séance de rentrée, organisée le jeudi 13 octobre 2016 à 20h30, met à l’honneur cinq films français et étrangers (Belgique, Italie, Roumanie, Israël) sélectionnés et primés en festival. Pour l’occasion, pas moins de 5 réalisateurs et réalisatrices (dont deux lauréats de Prix Format Court) seront présents pour accompagner cette toute première soirée de l’année.
Alors qu’il sort tout juste de l’École de cinéma Krzysztof Kieślowski à Katowice, en Pologne, nous avons pu interviewer cet été Kordian Kądziela, que nous suivons depuis novembre dernier, suite à la découverte de son film d’école « Larp », présenté au dernier Festival du court métrage européen de Brest et primé par Format Court.
Super nouvelle ! « Dans les eaux profondes », le très beau film de Sarah Van Den Boom, produit par Papy3d et l’Office National du Film du Canada, présélectionné aux derniers César et programmé il y a près d’un an dans le cadre de nos soirées Format Court, est en ligne depuis quelques jours !
Le court-métrage « Slow » n’est pas, à proprement parler, un film gay. Et tant mieux. Réalisé par Darius Clark Monroe en 2011, il ne fait pas du désir homophile l’occasion d’une chronique généraliste aux accents tragiques mais plutôt le tremplin d’une critique politique touchant à la condition sociale des afro-américains. Mais peut-être serait-ce là enfermer le film dans une visée qu’il n’a pas.
Édité par Qwazar en coproduction avec 8 Mont-Blanc, le DVD « Le Cinéma d’Animation en France » s’intéresse au paysage de l’animation en France à travers une série documentaire de Romain Delerps et Alexandre Hilaire, complétée par 17 court-métrages réunissant autant de jeunes talents que de maîtres établis. Cette sélection pointue des années 60 à nos jours regroupe des cinéastes célèbres comme Jean-François Laguionie, Michel Ocelot ou Florence Miailhe ainsi que de nouveaux créateurs comme Oleshya Shchukina ou Cécile Rousset.
Ce film très court a été réalisé par Seb Houis en moins de 72 heures lors du premier Kino Kabaret du Burkina Faso, en 2011. Créé à Montréal en 1999, Kino est un mouvement de cinéastes et de vidéastes basé sur le principe de création spontanée et de liberté.
Kordian Kądziela, le réalisateur-scénariste, primé par Format Court avec son « Larp » à la trentième édition du festival du film court de Brest, instille chez le spectateur d’abord, et chez ses personnages ensuite, un doute entre le vrai et le faux. Pour ce faire il a su créer un concept innovant : « la comédie Mockumentaire », il s’agit d’utiliser les caractéristiques propres au documentaire pour raconter des histoires entièrement fictionnelles. Il s’efforce ainsi, de chambouler le régime de croyances qui conditionne notre capacité à recevoir une œuvre cinématographique.
Rechercher sur Internet des courts-métrages réalisés par des artistes plasticiens ne permet pas souvent d’en trouver d’aussi faciles accès. Francis Alÿs, artiste belge expatrié au Mexique depuis plusieurs années, en a une opinion différente. Exposé notamment à la Tate Modern à Londres ou encore au Centre Pompidou à Paris, il laisse ses vidéos visualisables en ligne et disponibles en Creative Commons. Pratique qui en dit long sur sa vision du cinéma, proposition volontariste d’obtenir une portée aussi large que possible.
Une histoire qui se déroule intégralement sur l’écran d’ordinateur d’un ado. Nous sommes témoins de la dégradation rapide de la relation entre Noah, personnage éponyme, et sa copine, au fil de cette fascinante étude des comportements (et de l’amour) à l’ère numérique.
Après « Pivot » d’André Bergs choisi par Harry Bos, chargé du cinéma néerlandais pour l’Ambassade des Pays-Bas à Paris, notre rubrique « Le film de la semaine » accueille un nouveau titre repéré par une autre pro du court, Michèle van Panhuys-Sigler, directrice du festival CourtsCourts (21-23 juillet 2016), à Tourtour (Var) : « Ouaga mélodie » de Uriel Jaouen Zrehen.
Au Festival du film d’étudiant de Tel Aviv, on a pu voir « The Principle of Grace » de Maya Kessel. Une introspection sensible sur le quotidien d’une infirmière à domicile travaillant pour le compte de la Sécurité sociale.
Après avoir été témoin d’un meurtre et avoir pris des photos du meurtrier, un homme doit s’enfuir pour se protéger. Il va réussir à retourner la situation en sa faveur, mais cette chasse à l’homme va mal finir.
Réaliser des films animés, pour Rory Waudby-Tolley, est un jeu d’enfants. Ce jeune adulte, diplômé du Royal College of Art, a fait de l’animation sa spécialité et ce faisant, il en est devenu maître en la matière. Ce qui frappe dans son cinéma, c’est ce subtil mélange des genres qui s’y opère : entre documentaire et fiction, le cinéaste oscille, surplombe des sujets d’actualité avec un recul suffisant pour lui offrir une vision des plus justes du monde actuel. Qu’il se fasse le porte-parole d’un vieux couple (sirène-triton) dans son « Merfolk » ou qu’il illustre le voyage dans le futur, d’un mammouth aux grandes défenses dans « Tusk », Rory Waudby-Tolley cultive une mise en scène épurée et maîtrisée sans manquer de caractère.
Publié il y a quelques jours, notre reportage consacré au dernier festival IndieLisboa s’est intéressé à plusieurs films dont le génial « Hopptornet » (Ten Meter Tower ou Plongeons en français). Ce documentaire suédois de 16 minutes sur la peur, le vide, le choix de sauter ou non d’un plongeoir haut de 10 mètres a été sélectionné au festival de Berlin avant d’être choisi par celui de Lisbonne.
Passé inaperçu à cause du gros Cannes, le discret IndieLisboa s’est affiché il y a deux mois pendant dix jours à Lisbonne. Que ce soit sur les posters géants, les affiches placardées dans toute la ville ou dans le journal du festival, le symbole-corbeau a posé, mi-songeur mi-humain, muni d’une pipe et d’un fusil, dans les herbes hautes rougeâtres.