« Sans les gants », lauréat ce soir du Prix Beaumarchais au 29ème Festival Européen du Film Court de Brest, raconte l’histoire de Dylan, un garçon d’une quinzaine d’années, boxeur prometteur, amoureux d’une jeune fille de son quartier. Seulement, étant trop jeune, Daylan ne peut participer au championnat de boxe qu’il espérait et Samia, l’objet de son attention, le trouve « trop gamin ». La garçon va alors tâcher de grandir.
Dylan est un jeune boxeur prometteur. Il apprend coup sur coup que Samia la fille dont il est amoureux trouve qu’il fait gamin et qu’il ne peut pas participer au championnat dont il rêve car trop jeune. Dylan décide de grandir.
Réal. : Martin Razy
Fiction, 18’32’’, 2014
France
Martin Rath sort à peine de l’école et il possède déjà un univers bien défini qui le démarque de ses pairs. Dans son film « Arena », présenté au 29e Festival Européen du Film Court de Brest au sein de la compétition européenne, il est question d’hommes qui vivent en communauté en pleine nature et de preuves et d’épreuves qu’ils s’imposent pour en faire partie. Le film est assez sombre dans le ton, mais également au niveau de l’image, ce qui rend l’environnement où se situe l’intrigue d’autant plus pesant et mystérieux.
Un auto-stoppeur est accueilli par une communauté polonaise isolée dans les montagnes. Absorbé par le charisme des habitants et la dureté impitoyable de son nouvel environnement, il prolonge son séjour dans les montagnes. Mais à qui devons-nous prouver qui nous sommes ?
Réal. : Martin Rath
Fiction, 23’, 2013
Pologne
Avant d’être projeté en festival, le film de Eirini Karamanoli est d’abord paru sur Internet le 14 février 2014 pour la Saint-Valentin, journée choisie en Russie pour faire un coup médiatique en faveur de la communauté LGBT (Lesbiennes, Gays, Bisexuels, Transsexuels). « Put(in)Love » est une réponse à cet appel et est présenté cette semaine au Festival de Brest.
Russie, février 2014. Dans une petite ville, une jeune fille nommée Zhenja est harcelée par les habitants. Sa vie est menacée et sa présence n’est plus tolérée en ville. Tout est remis en question lorsque la vérité sur Zhenja éclate au grand jour.
Réal. : Eirini Karamanoli
Fiction, 14’25’’, 2014
République Tchèque
À la 29ème édition du festival du film francophone de Namur (FIFF) qui a eu lieu du 3 au 10 octobre, Format Court a attribué le prix du meilleur court métrage de la compétition internationale au film « Art » d’Adrian Sitaru. Le jury composé de Marie Bergeret, Juliette Borel, Adi Chesson et Zoé Libault a été séduit par l’approche stylistique de ce huis clos oppressant qui questionne intelligemment les limites de la démarche artistique quand celle-ci est confrontée à la notion de responsabilité.
Lauréat du Prix Format Court au dernier Festival du film francophone de Namur (FIFF) avec « Art », Adrian Sitaru, cinéaste roumain aux multiples talents n’a eu de cesse de faire parler de lui dès son premier film, « Vagues » (Valuri, 2007). En l’espace de sept ans, il a réalisé pas moins d’une dizaine de films, passant du court au long avec toujours la même volonté farouche de mettre le spectateur mal à l’aise, de le déranger au plus profond de ses convictions.
Intimité et spectacle, mélancolie et rage, pudeur et pulsion, naissance et disparition. Quatre filles, quatre garçons. Huit solitudes se racontent avec lyrisme et passion, entre Terre et Cosmos, en chemin vers leurs « Métamorphoses. »
Avec « Ujratervezes », film hongrois d’une douzaine de minutes en compétition européenne cette semaine au Festival de Brest, on partage quelques moments choisis de la vie d’un couple de sexagénaires vieillissants.
Un couple âgé est pris dans la circulation. Elle bavarde, elle avertit, elle contrôle. Lui grogne ou bien il explose. C’est leur façon de vivre. Mais la vie est pleine de rebondissements.
Réal. : Barnabás Tóth
Fiction, 12’17, 2013
Hongrie
Pour la 11ème édition du Festival Court Métrange en octobre, Format Court a remis un prix au film « A Living Soul ». À l’occasion du focus qui lui est consacré, nous avons posé quelques questions à son auteur, Henry Moore Selder, qui tourne ici son septième court métrage, après avoir réalisé plusieurs clips vidéos, notamment pour The Hives ou Garbage, mais aussi des publicités pour de grandes marques. Nous avons cherché à en savoir plus sur Ypsilon, le cerveau qui rêve de pouvoir s’échapper de son bocal, les scientifiques qui détiennent entre leurs mains son destin et parmi ces blouses blanches, celle chez qui l’espoir semble encore permis.
Réalisateur de la Nouvelle Vague du cinéma roumain, Adrian Sitaru est déjà un habitué du Festival du Film Francophone de Namur (FIFF), où il était sélectionné pour la sixième fois cette année. Également connu et apprécié de l’équipe de Format Court (ses précédents courts « Lord » et « Chefu » ont attiré notre attention), il s’est vu conférer le Prix Format Court au FIFF pour son dernier court métrage « Art » (Arta). Entretien virtuel autour d’un parcours et une démarche bien singuliers.
« Hjonabandssela », en sélection ces jours-ci à Brest, prend place dans un décor paradisiaque. Les deux personnages principaux apparaissent dans le plan d’ouverture, filmés au dessus des hanches en plan moyen, comme deux anges nus et potelés, devant un fond de nuages blancs.
Deux amis de toujours vont voir leur petite vie tranquille perturbée lorsqu’une superbe femme pulpeuse de leur âge les rejoint dans le jacuzzi.
Réal. : Jörundur Ragnarsson
Fiction, 15′, 2014
Islande
Le court métrage fantastique a son festival, Court Métrange (Rennes), et cette année, ses invités suédois semblaient partants pour traiter, chacun à leur manière, une question philosophique très actuelle sur les limites de l’être humain au moment même où la science rejoint la fiction.
Un cerveau humain maintenu en vie artificiellement se réveille dans un laboratoire. Après un simple retour à la conscience, Ypsilon se met à forger une personnalité…
Réal. : Henry Moore Selder
Fiction, 30′, Suède
2014
Deux cinéastes ont trouvé la parfaite jeune fille de 14 ans pour jouer dans leur nouveau film. Maintenant, ils doivent convaincre la mère de laisser sa fille jouer le rôle d’une enfant victime de violence sexuelle.
Réal. : Adrian Sitaru
Fiction, 19′, 2014
Roumanie
Le film roumain « Art » a reçu le prix Format Court au FIFF 2014 à Namur. Dans ses courts et longs-métrages (« PicNic », « Best Intentions »), Adrian Sitaru manie l’art des tensions en soupape, des nœuds d’oppression. Il ne déroge pas à la règle avec ce huis clos au malaise latent.
Burkina Faso, 1985. Manu, un garçon de 8 ans, colle sans arrêt aux basques de son grand frère Albert. Quand Albert se fait marabouter pour devenir invincible, Manu réalise qu’il existe des pouvoirs réels.
Réal. : Cédric Ido
Fiction, 30′, 2013
France, Burkina Faso