A moins 398m sous le niveau de la mer, à la frontière Israëlo-jordanienne, Neot Hakikar est un village agricole coupé du monde dans la plaine désertique de Sodome. Construit dans les années 50 par des aventuriers habités par le rêve sioniste, ce village est aujourd’hui une zone d’expérimentation agricole. 400 Thaïlandais y sont arrivés pour compenser la disparition de la main d’œuvre palestinienne depuis les années 90.
Dans ce microcosme surplombé par le Mont Sodome, le croisement du mythe ancien et la désillusion du sionisme nous racontent l’histoire contemporaine d’Israël.
Réal: Yaël Perlman
Documentaire, 59′, 2012
France
Parmi les films en compétition dans la catégorie « Première création » du Festival de films documentaires Pointdoc, « La plaine de Sodome » de Yaël Perlman nous emmène sur le terrain brûlant des mythes de Sodome, Sion et Babylone pour faire le point sur un phénomène social mal connu en France, l’organisation internationale du marché de la main d’œuvre globalisée.
Pointdoc est le premier festival en ligne de films documentaires. Du 13 janvier au 13 février 2013, à travers des thèmes aussi divers que la famille, l’agriculture, le handicap ou encore la prostitution, 20 auteurs donnent à voir leur vision sensible du monde.
La 3ème édition du Festival Pointdoc, le premier festival en ligne de films documentaires, a démarré dimanche. Gratuit, visible à n’importe quel moment et partout dans le monde, le festival met à l’honneur pendant un mois, du 13 janvier au 13 février 2013, 20 films d’auteurs aux sensibilités et aux regards différents sur son site internet : www.festivalpointdoc.fr
Présenté en compétition internationale aux 35èmes Rencontres Henri Langlois, « Dusty Night » d’Ali Hazara, un film documentaire qui traite de la condition sociale actuelle en Afghanistan, y a remporté le prix Amnesty International. Il fait partie de ces films dont on a entendu parlé sans les voir faute d’écrans suffisamment audacieux pour proposer du court métrage documentaire et ce malgré un grand prix du court métrage au festival Cinéma du Réel en 2012. Alors, le voir programmé aux Rencontres Henri Langlois provoque autant de plaisir que de respect pour les sélectionneurs.
Ombres parmi les ombres, les balayeurs de nuit de Kaboul déplacent une lourde poussière le long d’une avenue. Images arrachées à la poussière et à la nuit, dans les phares des voitures, à la lueur d’une boutique, ou d’une pompe à essence.
Réal. : Ali Hazara
Documentaire, 20′, 2011
France, Afghanistan
Le Prix du Meilleur Documentaire au festival Media 10-10 cette année a été remporté à juste titre par « A nos terres » d’Aude Verbiguié. Ce remarquable premier film pose un nouveau regard sur un sujet qui semble être l’une des préoccupations des cinéastes belges ces derniers temps : la crise agricole ressentie de diverses manières à travers le monde.
Il y a quelques semaines, le Festival International des Ecoles de cinéma (FIDEC) clôturait sa 12ème édition. Une édition qui, toujours soucieuse de représenter la diversité cinématographique, inaugurait une collaboration avec le Festival Pink Screens en proposant la remise d’un Prix aux côtés d’une carte rose composée de 13 films explorant la question des genres, des sexualités et des identités multiples. Aperçu de nos 4 coups de Queer.
Nominé aux César, programmé à Short Screens #21 « Spécial jeunesse » et lauréat du Prix du public ex-eaquo avec « The Ground Beneath » de René Hernandez « Jeunesses françaises » présente une série de portraits d’adolescents cadrés au visage. Dans un noir et blanc intemporel, Stéphan Castang y révèle subtilement les caractères propres au bel âge.
Des lycéens, cadre serré, répondent aux questions d’un conseiller d’orientation un peu agressif. Tour à tour, les adolescents se révèlent, plus dans la manière que dans l’anecdote, entre le vrai et le faux, entre fiction et…
Réal: Stéphan Catsang
Documentaire, fiction, 19′, 2011
France
Projeté en première partie de « Koyaanisqatsi » de Godfrey Reggio, lors de la dernière édition de l’Etrange Festival, « The story of Panshin Beka » est l’un des huit segments du film « 8 » réalisé dans le cadre de la campagne Huit Fois Oui visant à promouvoir les objectifs du millénaire pour le développement (OMD) fixés lors du Sommet du Millénaire au début des années 2000 au Siège des Nations Unies à New York. Ce film traite de l’un des huit objectifs du millénaire, améliorer la santé maternelle.
On a beau être parti en vacances, l’effet d’un film montré au festival Silhouette, il y a près de trois semaines, n’est pas resté à Paris. Si les films en compétition, les plus suivis, bénéficient des premières pages du catalogue, les programmations clips, hybrides et documentaires sont reléguées aux dernières pages. Et c’est regrettable tant un film comme « 3 Dni Wolności » (3 jours de liberté, page 47) de Lukasz Borowski vaut la peine d’être mis en avant.
Après quinze ans passés derrière les barreaux, Piotr obtient sa première permission. Trois jours de liberté intense dans un monde qui a considérablement évolué.
Réal. : Lukasz Borowski
Documentaire, 27′, 2011
Pologne
L’édition Chalet Pointu du DVD de « Chienne d’histoire », lauréat de la très convoitée Palme d’Or du court métrage à Cannes en 2011, inclut le documentaire « Histoire de chiens » coécrit par Serge Avédikian et Catherine Pinguet, auteure de l’ouvrage « Chiens d’Istanbul » dont s’est inspirée le film d’animation.
Istanbul, 2010, tandis que la ville est promue capitale européenne de la culture, qui se souvient que des milliers de chiens ont été exterminés en 1910 au nom de l’occidentalisation et du progrès ? Des habitants répondent et témoignent des liens qu’ils entretiennent aujourd’hui avec les chiens des rues de leur quartier. Du centre ville européen aux lointaines banlieues, la diversité des points de vue exprimés éclaire une société dans son évolution, ses contradictions et son saisissant dynamisme.
Réal. : Serge Avédikian
Documentaire, 52′, 2011
France, Turquie
A revoir aujourd’hui rassemblés en un double DVD les premiers films de Claire Simon, on réalise à quel point la réalisatrice de « Les Bureaux de dieu » et de « Récréations » nous montre, par sa façon d’appréhender le cinéma du réel, une jolie preuve de sa fascination pour l’Autre.
Alain Cavalier, filmeur de longue date, ayant fait ses premiers pas avec un court, « L’Américain » (1958), est revenu il y a quelques années à la forme brève avec « Les Braves », trois témoignages inédits d’hommes “n’ayant pas eu froid aux yeux (…) et ayant refusé de se plier devant l’injustice”, censés être les premiers d’une série de ce genre. Ces films sont réunis sur un DVD, édité l’an passé, par les Collections particulières de l’association Documentaire sur Grand Ecran.
Créée il y a environ 20 ans, l’association Documentaire sur grand écran (DSGE) s’est donné pour mision de défendre le cinéma documentaire à une époque où il était trop peu visible. Peu à peu, ses objectifs se sont adaptés aux changements technologiques et médiatiques. Documentaire sur grand écran s’est ainsi ouvert à la distribution, à la programmation et à l’édition DVD à travers ses “Collections particulières” qui regroupent un choix ciblé de films rassemblés selon un concept précis, mêlant sujets forts et vision artistique du monde.
Le festival pointdoc connaitra sa troisième édition du 13 janvier au 13 février 2013. Dès à présent, il lance un appel à film documentaire d’auteur. Vous avez jusqu’au 15 octobre 2012 (date limite d’inscription) pour envoyer vos créations selon les deux catégories proposées.
La voix éraillée de Masao Adachi nous accueille dans une étrange pénombre. Il nous chuchote à l’oreille ses questionnements, ses réflexions. Dès les premiers instants du film, récompensé du Grand Prix Expérimental–Essai–Art vidéo au Festival Côté Court 2012, le réalisateur Philippe Grandrieux se joue des règles officieuses du »film-portrait » qui font la part belle aux questions-réponses.