Deux marionettes d’ombre s’ennuyent, à tel point qu’il décident je jouer avec leur propre ombre. Le jeu se révèle compliqué, voire fatal. Un aperçu intimiste de la vie hasardeuse d’une marionnette d’ombre.
Réal. : Peter Peake
Animation, 7′, 1998
Royaume-Uni
Deux personnages comiques d’une émission pour enfants saluent un narrateur invisible. Pog sort une coquille, que Pib veut absolument accaparer. Pog acquiesce en plantant la coquille fermement sur la tête de Pib. Pib lui répond avec sa mitraillette. La situation dégénère.
Réal. : Peter Peake
Animation, 6′, 1994
Royaume-Uni
En authentique autodidacte, Peter Peake s’est formé sans l’aide de quiconque à l’animation avant de rejoindre il y a 18 ans les studios Aardman, où il a réalisé, entres autres, « Pib and Pog », nommé aux BAFTA, et « Humdrum », nommé aux Oscars. Invité cette année à la fête de l’animation de Lille, il représentait les studios réputés de Bristol lors des quatre séances qui leur étaient consacrées. Tête-à-trois dans la « capitale de Flandre ».
Nathan n’aurait jamais cru qu’il reverrait Little Face. Little Face l’avait toujours espéré.
Réal. : Matthew Walker
Animation, 10’30’’, 2009
Royaume-Uni
Sorti de la Film School of Wales en 2005, Matthew Walker est un animateur affilié à la société de production Arthur Cox (Bristol) sujette à une carte blanche à la récente fête de l’animation de Lille. Depuis son film de fin d’études « Astronauts », il a réalisé des publicités ainsi que trois courts délectables, « John and Karen » (2007), « Operator » (2007) et « Little Face » (2009).
Avec ses clés-mots (animation, jeu vidéo, ateliers, arts numériques, expositions, longs/courts métrages, …) et ses trois journées mi-ludiques, mi-pédagogiques, la Fête de l’animation a eu lieu pour la sixième année consécutive à Lille. Cette année, l’événement était sous le triple signe des Royaume-Uni (théma), du Studio Aardman (zoom), et des Simpson (expo, projos). Balade en petits tirets….
De l’animation pour la bonne cause. « Pour résister à la tuberculose », « Petites causes, grands effets » et « Le circuit de l’alcool » : des saynètes didactiques tout à fait hilarantes.
Jan est amoureux de Janette. Les jours s’écoulent paisiblement au rythme des moulins à vent, jusqu’à ce qu’une armée de boulons arrive et massacre tout sur son passage. Mais les tulipes repousseront.
Réal. : George Pal
Animation, 6’59 », 1942
Etats-Unis
« See, meet and interact. The people behind the pixels ». Cette formule esquisse les contours du Siggraph, acronyme de Special interest Group in Graphics, un séminaire américain annuel sur l’infographie, apparu pour la première fois en 1974. Intégré à l’événement, le Computer Animation Festival couvre le plus sophistiqué de l’image numérique mondiale et offre plusieurs prix dont le très convoité Best in Show Award. Courte rencontre avec Carlye Archibeque, Présidente et productrice du Festival.
Déjà connus et reconnus pour leurs pubs et leurs clips, François Alaux, Hervé de Crécy et Ludovic Houplain – aka le collectif H5 – viennent de remporter avec leur premier film l’Oscar 2010 du meilleur court métrage d’animation. « Logorama » nous embarque dans un manège étourdissant de logos publicitaires, presque aussi cruel et frénétique que le matraquage orchestré par les grandes marques, jusqu’à l’apocalypse…
Alma sautille à travers les rues enneigées d’une petite ville. Une étrange poupée dans la vitrine d’un magasin de jouets anciens attire son attention. Fascinée, Alma décide d’entrer…
Réal. : Rodrigo Blaas
Animation, 05’20’’, 2009
Espagne
Petite bouille affublée d’un bonnet, Alma, une petite fille aux grands yeux bleus, contemple la devanture d’un magasin de jouets. Mutine et en proie à la curiosité, elle pousse la porte de ce curieux négoce. Premiers instants d’un conte à l’âme plus fantastique que féerique.
Présenté à Anima en compétition internationale, « Le Bûcheron des mots » de Izù Troin pose ses délicates ailes à la croisée des mots, des langues et des cultures, entre ciel et terre, dans un horizon infini et imaginaire qui ne porte ni nom ni frontière.
Marquée par « Le Mystère Picasso » d’Henri-Georges Clouzot (1965), l’animatrice Florence Miailhe, diplômée en gravure à l’École nationale supérieure des arts décoratifs (ENSAD) de Paris, redéfinit le monde de l’animation à sa guise pour s’y trouver un créneau distinctif, depuis son premier court métrage réalisé en 1991.
Sept personnages principaux vivent une journée mouvementée dans un quartier en rénovation situé au bord du fleuve. Ici, on se croise sans se voir, une poupée passe de mains en mains…
Réal. Florence Miailhe
Animation, 15′, 2006
France
Trouver matière à fantasmer dans la manière même de peindre. “Matières à rêver” s’improvise, comme on peut improviser, en amour, en fonction de sa fantaisie, de son partenaire, du temps qu’il fait, du lieu.
Réal. Florence Miailhe
Animation, 6′, 2009
France